La Peur de voler

  • Conor Finnegan

  • 9 min

  • 2012

  • Irlande

Synopsis

Bientôt, ce sera l’hiver. Dougal doit migrer vers le sud, mais comment faire quand on a peur de voler ?

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L'avis de Benshi

Dougal est une petite hirondelle confortablement installée dans une maison perchée aux couleurs tout droit sorties d’un appartement de Le Corbusier. Tout semble aller à merveille pour lui jusqu’à ce qu’il croise le chemin d’une autre hirondelle, Lucy. Sous le charme de cette dernière, Dougal aimerait bien pouvoir déployer ses ailes pour migrer vers le sud avec elle. Malheureusement, chaque nuit, il se réveille en sursaut d’un cauchemar terrible : il tombe du ciel. Incapable de voler, il est malgré tout prêt à tout pour rejoindre la belle hirondelle sous les cocotiers. 

Pétri de références cinématographiques, le court métrage du jeune irlandais Conor Finnegan nous entraîne avec brio dans l’aventure de cet oiseau apeuré. Lorsqu’une nuit glaciale, un écureuil pour le moins inquiétant pille le pauvre Dougal, la mise en scène et les choix sonores - apparitions soudaines, musique stridente et angoissante - nous plongent presque dans un thriller. Plus tard, l’oiseau quitte sa maison perchée en pleine tempête de neige pour se diriger à pied, ou plutôt à pattes, vers le sud. S’ouvre alors une scène digne d’une fresque épique sur une musique grandiloquente aux accents guerriers. Les séquences mettant en scène Lucy, l’hirondelle qu’il convoite, sont quant à elles marquées par des sons tropicaux et des couleurs acidulées rappelant les comédies à l’eau de rose. Ces clins d’œil assumés adressés à tout une histoire du cinéma populaire inscrivent presque le film dans le registre de la parodie. Les plus jeunes ne percevront probablement pas ce second degré, mais ils se laisseront sans aucun doute embarquer par la mise en scène efficace et les musiques captivantes de ce court métrage plein de tendresse mélangeant marionnettes de feutrine et infographie sur un décor composé à partir de dessins et de papier découpé.

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A partir de quel âge

À partir de 4 ans. Bien qu'elle soient à prendre au second degré, certaines scènes sensationnalistes inspirées des codes des films d’horreur ou de la fresque épique pourraient impressionner les plus petits.

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Les bonnes raisons de voir le film
  1. Dédramatiser ses peurs
  2. Le mélange des techniques d’animation
  3. L’emprunt aux codes du cinéma populaire
  4. Les accents parodiques

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Informations complémentaires

Le saviez-vous ? Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les hirondelles ne migrent pas parce qu'elles ont froid, mais plutôt parce que la baisse des températures engendre une pénurie d'insectes dont ces oiseaux sont de grands consommateurs. Elles sont donc contraintes de quitter nos contrées pour cause de disette.

Conor Finnegan est un jeune réalisateur qui a étudié le cinéma d’animation à Dublin. Son film de fin d’études, Fluffy McCloud, a été présenté dans une vingtaine de festivals internationaux, et son premier court métrage, La Peur de voler, a obtenu une douzaine de récompenses dans différents festivals internationaux. Sur la page Viméo de Conor Finnegan, vous trouverez d’autres réalisations de l’animateur ainsi que des extraits du making off de La Peur de voler : https://vimeo.com/conorfinnegan 

La Peur de voler fait également partie d’un programme de courts métrages intitulés Les Petites Casseroles qui réunit six court métrages ayant pour point commun d’aborder ce qui fait notre caractère unique à chacun : nos différences, nos peurs, nos faiblesses. Le détail de ce programme est visible sur le site du distributeur, Les Films du Préau. Vous pourrez y retrouver également un dossier pédagogique avec des activités à réaliser autour des films et de la thématique de la différence.

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