Un, deux, trois... Partez ! (Harold Llyod)

  • Harold Lloyd

  • 10 min

  • 1919

  • États-Unis

Synopsis

Vous le ne connaissez peut-être pas, mais Harold Lloyd est le troisième grand comique du cinéma burlesque américain avec Charlie Chaplin et Buster Keaton.

Les parents de Bebe organisent une « course aux prétendants » pour marier leur fille. Accourt alors tout un groupe de notables venus tenter leur chance, tous plus fortunés les uns que les autres, au grand dam d’Harold, jeune homme de condition modeste auquel Bebe n’est pas indifférente. Pour échapper aux parents et aux prétendants jaloux, il va devoir ruser et sera entraîné dans des situations bien loufoques !

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L'avis de Benshi

L'avis de Benshi sur la collection :

Dans ces courts métrages d'Harold Llyod, c’est l’amour de la fille (The Girl jouée par Mildred Davis) qui va faire courir le garçon (The Boy joué par Harold Lloyd), comme un carton de Oh, la belle voiture nous l’annonce avec sobriété : « Le garçon est amoureux de la fille, le reste arrive tout simplement. »

Courir et pas seulement, car comme dans tout film burlesque et particulièrement chez Harold Lloyd qui aime mettre en scène tous les moyens de transport possibles, le héros joue avec l’espace. Il le parcourt successivement à bord d’une voiture récalcitrante, en train pour se retrouver au fin fond du Far West, ou encore à califourchon sur une barre d’acier au-dessus de la ville ! Urbain et bien mis, Harold transgresse les règles avec parfois l’impudence d’un jeune homme de bonne famille qui « réussit tout ce qu’il entreprend » selon les mots de sa promise et ne craint pas pour sa place dans la société (au contraire par exemple d’un héros burlesque qui lui est contemporain, Charlot, le « petit vagabond » qui transgresse les règles souvent par nécessité vitale). Ce n’est d’ailleurs pas seulement après l’amour de Mildred qu’il court mais, plus précisément encore, après leur mariage, et donc son institution au sein de la société, incarnée par le frère de sa fiancée, prêtre fraîchement ordonné et prêt à les unir. Le thème du mariage revient ainsi dans ses films, notamment avec l’image de la bague, dessinée par Harold, grand romantique, sur le doigt de Mildred à la fin de Viré à l’Ouest ! pour se matérialiser finalement au début de Voyage au Paradis.

Comme la narration, la mise en scène est centrée sur le personnage de Harold dont on suit les pérégrinations, avec quelques gros plans sur les visages ou les obstacles qui vont générer le gag, peau de banane ou autres objets malencontreusement laissés sur le chemin de notre héros… Ainsi, si la mise en scène est parfois un peu en-deçà de la puissance burlesque du personnage et de la narration, on découvrira avec beaucoup de plaisir ces (més)aventures de « l’homme aux lunettes d’écaille », tel qu’Harold Lloyd fut surnommé. 

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A partir de quel âge

A partir de 7 ans, et sans limite d'âge !

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Les bonnes raisons de voir le film
  1. Pour découvrir un comique du cinéma muet américain moins connu que Charlie Chaplin !
  2. Pour les situations cocasses et absurdes

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Informations complémentaires

Les courts métrages de la collection sont emblématiques d'une première période dans l'œuvre de Harold Lloyd, lorsque son personnage « Harold » voit le jour vers 1917, costume-cravate, canotier de paille et lunettes en écaille. Il va alors apparaître dans une multitude de films dont la durée n'excède pas deux à trois bobines, avant de devenir le héros de longs métrages à partir de 1921.Le court métrage Voyage au paradis, qui met en scène les tribulations du héros au-dessus de la ville dans les hauteurs d'un gratte-ciel en construction, semble d'ailleurs annoncer le long métrage Monte là-dessus, le plus connu de Harold Lloyd grâce à la célèbre séquence finale dans laquelle il escalade un building et se retrouve accroché aux aiguilles d’une horloge. 

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