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Inukshuk

  • De Camillelvis Théry
  • 2008
  • 9 min

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Catégorie : Le sens de la vie  

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À partir de 7 ans
Poster de Inukshuk

Fiche rédigée par  Laetitia Avatar de Laetitia

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Synopsis

Un ours et un inuit jouent au chat et à la souris sur la banquise chauffée par un soleil ardent. Mais leurs jeux vont rapidement être perturbés par la fonte des glaces, qui va petit à petit disparaître dans les eaux profondes, là où la grande baleine bleue règne…

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L'avis de Benshi

Les jeunes spectateurs pourront appréhender Inukshuk comme un simple récit linéaire, intriguant et poétique, avec quelques pointes burlesques : deux personnages s’amusent sur la banquise qui fond sous le soleil brûlant, et le passage d’une baleine va achever de les faire disparaître dans l’océan. Cependant, le récit de Théry Camillelvis pourra aussi être compris par les plus grands comme une illustration du réchauffement climatique. Il interroge également sur la place de l’Homme et de l’animal, avec une rondeur graphique faisant aisément penser au cycle de la vie. Pour créer ses personnages, ainsi que l’orientation graphique du film, le réalisateur dit s’être inspiré de croquis d'anciennes statuettes en os ou en ivoire et de la culture inuit. Un « inukshuk » est un empilement de pierres, construit notamment par le peuple inuit dans les régions arctiques d’Amérique du Nord. Il s’agit également d’un terme inuktitut (la langue parlée des Inuits) signifiant « ce qui a la capacité d’agir comme un être humain » ou encore « celui qui ressemble à un homme ». Le réalisateur semble ainsi prendre cette signification au pied de la lettre et joue avec les formes, s’amusant à transformer ses personnages, comme le grand et rond soleil modifie celle de la glace.

Les dessins ont tous été réalisés à la plume sur papier d'anime (un papier avec un léger grammage permettant de voir en transparence), avec de l’encre. Puis de la peinture bleue (pour la baleine et l’eau) a été directement appliquée sur la pellicule. Un travail titanesque qui n’a pas arrêté ce réalisateur perfectionniste.

Un court métrage à contempler pour sa beauté autant que pour son propos !

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Pour quel public ?

Nous recommandons ce film dès 4 ans pour sa beauté contemplative, mais il peut ensuite être apprécié à tout âge.

Bonnes raisons de voir le film

  • Le message écologique plus que jamais d'actualité
  • Le rire de l’ours que vous n’oublierez pas de sitôt !
  • La beauté épurée des dessins à l’encre

Infos complémentaires

Théry Camillelvis a étudié dans la célèbre école d’animation La Poudrière à Valence, et est également titulaire d’un diplôme national d'arts plastiques option communication aux Beaux-Arts de Saint-Etienne. Après la réalisation d’Inukshuk, son premier et unique court métrage à ce jour, il a travaillé en tant que premier assistant réalisateur sur Avril et le monde truqué de Christian Desmares et Franck Ekinci. Artiste touche à tout, il est également monteur et compositeur sur divers projets. Vous pourrez trouver la liste plus exhaustive de son travail sur son site internet : http://www.camillelvis.com/accueil.php

Inukshuk a été notamment récompensé par la Mention spéciale du jury au Festival international du court métrage de Berlin en 2009, et la Mention spéciale du jury Labo au Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand également en 2009.

Pour aller plus loin

Une page complète est consacrée au film sur le site de l’association La Pellicule Ensorcelée. Véritable mine d’or, vous y trouverez des informations sur toutes les étapes de réalisation du film.

Il existe un album adapté du film, sorti en 2017 aux éditions Dyozol dans la collection Terratata, et accessible dès 3 ans.

Pour en savoir plus sur la tradition inukshuk et découvrir des images, vous trouverez de nombreuses ressources sur internet. En voici deux exemples :
http://www.inukshukart.com/fra_trad.htm
https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/inuksuk-inukshuk