La Boîte à malice

La Boîte à malice

Réalisé par Koji Yamamura
Durée : 38 min
| 1993 | Japon
Ma note :

Synopsis

Une maison - Les sandwiches - Imagination
Koji Yamamura - Japon - 1993 - 3 x 4min - Pâte à modeler, photographie, marionnettes, dessins sur cellulo
Trois épisodes des aventures de Karo, l’oiseau bleu et Piyobuputo, l’oiseau rose. Dans leur univers enfantin, Karo et Piyobuputo transforment le quotidien anodin en phénomènes insolites et poétiques : construire une maison, manger des sandwiches, se divertir un jour de pluie, se faire des amis…

Kipling Junior
Koji Yamamura - Japon - 1995 - 15 min - Pâte à modeler, photographie, marionnettes, dessins sur cellulo, 2D par ordinateur
Kipling Junior, enfant dans un corps de chien, vit une vie tranquille avec ses parents dans une maison à la campagne. Se promener en ville est une expérience fascinante, mais qui peut-être inquiétante également… d’autant plus quand, poussé par la curiosité et la témérité on s’y aventure seul. Enfin seul… Kipling Junior ne l’est jamais vraiment car une bande de joyeux musiciens accompagne discrètement son existence.

Quel est ton choix ?
Koji Yamamura - Japon - 1999 - 10 min - Dessins sur cellulo, 2D par ordinateur
Ce film a été réalisé à la suite d’ateliers menés par Koji Yamamura avec des enfants au Japon et aux Etats-Unis. Raoul l’alligator doit décider s’il va chez le dentiste ou chez le coiffeur : comment faire les bons choix dans la vie et quelles en sont les conséquences ? Interprétation poétique de la question !

L'avis de Benshi

La boîte à malice est une plongée dans l’oeuvre singulière et fantasque de Koji Yamamura. C’est une belle découverte et une chance pour les plus jeunes spectateurs de s’initier au cinéma avec une oeuvre si riche et si forte. Koji Yamamura est actuellement considéré comme le fer de lance de l’animation japonaise indépendante. Las de travailler au kilomètre pour la télévision, il a créé avec sa femme et collaboratrice Sanae Yamamura son propre studio : Yamamura Animation, Inc. Il a délibérément choisi la forme courte pour laisser libre court à son imagination débordante et à ses obsessions. Ce florilège de cinq films courts est un bel aperçu du résultat : des films libres, un imaginaire débordant aux confins du surréalisme, un humour omniprésent, une créativité sans limite mettant en oeuvre de multiples techniques. Yamamura expérimente sans cesse, mélangeant les techniques, utilisant le dessin, la pâte à modeler, la photographie, l’animation de marionnettes. Il crée des films habités par l’âme et le savoir faire de leur artisan. Les cinq films de La boîte à malice sont issus de la période de son oeuvre durant laquelle Yamamura se consacre à la réalisation de films pour enfants. Voici ce qu’écrivent Ilan N’Guyen et Xavier Kawa-Topor, tout deux spécialistes de l’animation japonaise à propos de cette période : « Voici que remonte jusqu’à lui le souvenir de perceptions oubliées: ce n’est pas son enfance qui refait surface mais l’enfance tout court, cet état d’émerveillement permanent au monde qui l’entoure. Avec le triptyque Une maison, Les Sandwiches et Jour de pluie (1993) Yamamura s’engage plus avant. Ses personnages, Karo et Piyobuputo, deux drôles d’oiseaux qui s’expriment par pépiements et bulles de pensée, évoluent dans un univers où l’anodin devient insolite, et vice versa. La construction d’une maison est un événement comparable à la préparation d’un sandwich ; l’incident le plus fugitif, comme le bour­donnement d’un insecte ou la chute sans fin d’un couvercle, y ouvre droit à digressions et péripéties. Dans cet univers candide, une distorsion fantasque du temps et de l’espace est discrètement à l’œuvre qui nous replace à "hauteur d’enfant". Quel est ton choix ? (1999) marque logiquement la fin de la période "enfantine" de Yamamura. Le film est l’aboutissement d’un travail d’atelier mené par le réalisateur avec deux groupes d’enfants, au Japon et aux États-Unis. Raoul, un alligator hirsute, a mal aux dents. Doit-il aller d’abord chez le dentiste ou chez le coiffeur ? Madillo le tatou veut prendre l’air: mais si le ciel est nuageux, faut-il prendre son parapluie ou pas ? Au moment de faire un choix, chacun des protagonistes hésite. Au gré de rebondissements et digressions absurdes, d’alternatives à rebours, le temps s’étire, comme dans un film de Priit Pärn, où le présent devient un espace béant, théâtre de la poésie burlesque du quotidien. » Une magnifique découverte cinématographique, donc !

Pour quel public

A partir de 3 ans. Les plus jeunes spectateurs se raviront des multiples facéties des personnages hauts en couleurs et en matières de Koji Yamamura.

Bonnes raisons d'aller voir le film

1
Pour la poésie et l'humour des films de Yamamura
2
Pour découvrir une oeuvre absolument singulière et originale
3
Pour plonger dans une oeuvre à la créativité infinie

Infos complémentaires

Le site internet du distributeur, Les Films du Préau : http://www.lesfilmsdupreau.com/prog.php?code=bam

Pour aller plus loin

Pour tout savoir de l'oeuvre de Yamamura :

Une Master class filmée en 4 parties - Rencontre entre Ilan Nguyen et Koji Yamamura :
partie 1 : http://www.dailymotion.com/video/x1hsfgg_rencontre-avec-koji-yamamura-1-4_shortfilms
partie 2 : http://www.dailymotion.com/video/x1hqt8w_rencontre-avec-koji-yamamura-2-4_shortfilms
partie 3 : http://www.dailymotion.com/video/x1hrtz9_rencontre-avec-koji-yamamura-3-4_shortfilms
partie 4 : http://www.dailymotion.com/video/x1hr2v0_rencontre-avec-koji-yamamura-4-4_shortfilms

Un texte de Xavier Kawa-Topor et Ilan Nguyen, deux spécialistes de l’animation japonaise :
http://www.festival-larochelle.org/taxonomy/term/1084

Le site internet de Koji Yamamura : 
http://www.yamamura-animation.jp/

Un court-métrage abstrait de Kôji Yamamura, Pieces (2003) :
http://www.youtube.com/watch?v=gn1gtMrp3QE

Fiche rédigée par Sarah

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