Vive le sport !

  • Harold Lloyd

  • 80 min

  • 1925

  • États-Unis

Synopsis

À la rentrée, Harold Lamb sera admis au Collège (soit l'Université, pour les Américains) ! Il est impatient ! Il se voit déjà reconnu et admiré comme l'étudiant le plus populaire. Il se chorégraphie donc une petite gigue pour se présenter à ses congénères, avant de leur serrer la main. Il a vu ça dans un film et est convaincu que ce sera la clé de son succès. Mais ces entrechats vont vite le stigmatiser dans un sens contraire à celui espéré, et le pauvre Harry Lamb devra affronter bien des déconvenues et bien des moqueries, avant que le sort lui accorde, in extremis, l'occasion de se surpasser pour sauver son équipe, dans un match décisif de football américain...  

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L'avis de Benshi

Harold Lamb est un jeune garçon timide, gauche et têtu au plus haut point. Rien ne peut le détourner de son but, même si les moyens qu'il emprunte pour y parvenir ne sont pas forcément adéquats ! Cela, pour notre plus grand bonheur bien sûr, puisque c'est de ce décalage que naîtront toutes les situations cocasses, qui nous feront bien rire.

D'abord, Harold se croit dans un film ! Ensuite, et à cause de cela, il ne voit pas ce qui se déroule autour de lui. Tel un Don Quichote, qui ne verrait que ce qu'il voudrait voir. Enfin, il n'est pas conscient non plus de ce qui lui arrive, c'est ce qui forge son caractère de forcené et fonde sa foi en lui-même. Ainsi, dans Vive le sport ! n'a-t-il de cesse de vouloir atteindre son but : devenir populaire. Il ne se rend pas compte qu'il est la risée de tout le College, et il n'en est que plus attachant.

L'amour l'effarouche, un regard langoureux d'une jeune femme le fait immédiatement piquer un 100 m ! Sa rencontre avec celle qui deviendra son amoureuse, Peggy, se déroule dans un train. Le hasard, fidèle complice des burlesques, les place l'un à côté de l'autre. Peggy fait des mots croisés, cherchant le mot correspondant à la définition "nom de l'être aimé". S'en suit une succession de mots doux, alternativement murmurés l'un à l'autre, jusqu'à ce qu'une vieille dame attendrie par cet échange, les déclare unis, tourtereaux officiels. Il faut voir alors Harold bondir ! Harold-le-timide sortir de ses gonds ! Et la catastrophe qu'il occasionne !

Harold, en danger perpétuel, nous rend hilares lorsque son destin, finalement, ne tient presque plus qu'à un fil : durant le bal, son costume trois pièces (trop rapidement assemblées par le tailleur) se découd peu à peu... Harold finira-t-il donc absolument dénudé ?

Le clou de Vive le sport ! est sans doute la séquence finale, où jamais le suspens fut si intense, jusqu'à ce qu'Harold puisse enfin poser un pied sur le stade pour laisser s'exprimer sa rage de réussir à s'imposer !

Qu'on lui accorde sa chance ! Et n'attendons plus ! Vive le sport !

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A partir de quel âge

À partir de 6 ans, sans modération !

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Les bonnes raisons de voir le film

  1. Pour le bal où la réputation d'Harold ne tient plus qu'à un fil
  2. Pour le match au suspens incroyable
  3. Pour la jolie amoureuse d'Harold
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Informations complémentaires

Dans la famille des burlesques, Harold Lloyd est bien fameux : nous avons tous en tête cette photo, très célèbre, où il est suspendu dans le vide, pendu à l'aiguille d'une horloge, sur la façade d'un building. Harold Lloyd, c'est lui ! L'acrobate téméraire !

C'est l'homme au costume impeccable, canotier sur la tête et fameuses lunettes à monture d'écaille. Un jeune homme bien mis, élégant, fils de bonne famille, à la limite un peu terne, discret, un personnage que l'on ne remarque pas d'emblée et qui justement devra déployer d'immenses efforts pour se démarquer de la foule et se distinguer. Or, il est justement tenace et infatigable, ce qui fait que ses efforts seront récompensés.

Mais attention ! Lisse et conciliant envers ce système compétitif, il ne l'est peut-être qu'en apparence... son mystérieux sourire nerveux et grimaçant semble fissurer le masque de la réussite triomphante. Après tout, c'est bien le propre des burlesques de nous faire rire tout en démontant le monde !

Notons que les lunettes d'Harold Lloyd lui auront longtemps survécu... Nombre d'admirateurs s'en empareront, tel l'irrésistible Cary Grant, dans L'impossible M. Bébé de Howard Hawks. Hommage évident en même temps que source d'inspiration.    

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