Deux solutions pour un problème

  • Abbas Kiarostami

  • 5 min

  • 1975

  • Iran (République islamique d')

Synopsis

Nader et Dara sont camarades de classe. Dara a prêté son cahier à Nader, mais lorsque ce dernier le lui rend, le cahier est déchiré. Deux solutions s’offrent à eux : l’escalade de la vengeance ou bien la recherche d’une solution amiable. Le film explore deux solutions pour un problème.

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L'avis de Benshi

Décédé en 2016, Abbas Kiarostami est le plus grand réalisateur iranien de notre époque. Dans un pays contraint par une forte censure, il a réussi à affirmer son style en défendant un point de vue politique et poétique sur son pays. C’est notamment grâce au studio Kanoon, autrement appelé l’Institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes, et de son département cinéma, que Kiarostami et quelques autres réalisateurs parviennent à réaliser des films. Par le biais de ce studio, le célèbre cinéaste iranien réalise de très nombreux films à destination du jeune public avec une double visée, éducative et artistique. Deux solutions pour un problème est l’un d’entre eux. 

À travers des cadrages fixes et une forte dimension didactique, le film se présente comme une équation à la portée des plus jeunes. Donnant-donnant, la première partie du film expose la solution de l’escalade de la violence. Dara se venge, puis, Nader se venge de la vengeance de Dara, etc. Dans une seconde partie, le film explore une autre solution : celle de la réparation. On recolle le cahier déchiré et on reste amis. Évidemment, la seconde solution est la plus heureuse. C’est celle qui nous permet de sortir du huis clos étouffant de cette salle de classe pour rejoindre la récréation où Nader et Dara jouent ensemble. 

Comme dans la plupart des films de Kiarostami, nous sommes frappés par la délicate simplicité du récit. Et dans un même temps, par l’ampleur poétique qui s’en dégage. Les visages de ces enfants, d’abord durs, puis souriants, ont la beauté des plus beaux clichés photographiques de l’enfance. De même, le plan de la cour de récréation filmée en plongée empli de ces silhouettes en uniformes révèle le talent visuel du cinéaste.

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A partir de quel âge

À partir de 6 ans, du fait de la présence des sous-titres. Mais, si vous parlez le persan, le film peut être vu dès 4 ans.

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Les bonnes raisons de voir le film

  1. Découvrir un des plus grands réalisateurs de notre époque
  2. Aborder la notion de vengeance
  3. Apprendre ce qu’est un champ-contrechamp
  4. Une fable simple aux allures mathématiques
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Informations complémentaires

Abbas Kiarostami est l’un des réalisateurs qui aura marqué la fin du XXᶱ siècle et le début du XXIᶱ. En 1997, il remporte une Palme d’or avec Le Goût de la cerise. Mais c’est en 1987, dix ans plus tôt, avec Où est la maison de mon ami ? qu’Abbas Kiarostami se fait connaître au-delà des frontières de l’Iran.

Réalisateur, mais aussi photographe et poète, Abbas Kiarostami laisse derrière lui une œuvre protéiforme, avec un goût certain pour les double-sens, les mises en abimes et les faux-semblants. 

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