• Courts métrages

Laurel & Hardy : Les Forçats du pinceau

  • Age :

  • A partir de 5 ans

Synopsis

Pris la main dans le sac, Laurel et Hardy sont en prison. Après une première tentative d’évasion échouée, leur malice et leur persévérance leur permettront de s’échapper mais la liberté ne sera que de courte durée !

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L'avis de Benshi

« Être en prison présente un gros avantage, un homme n’a pas besoin de se soucier de porter un smoking ». Cette drôle de formule qui figure sur le carton introductif annonce la couleur : le costume sera pour Laurel et Hardy, sinon la clé de la liberté, le moteur du gag de cet épisode burlesque.

Dans Les Forçats du pinceau, on retrouve avec plaisir le duo comique formé par Stan Laurel et Oliver Hardy campant deux personnages de prisonniers – vêtus du caractéristique costume rayé –  affairés dans leur cellule à échafauder leur plan d’évasion. Grâce à l’idée lumineuse de Laurel de retourner leurs vêtements, l’ensemble rayé se transforme en complet blanc, métamorphosant les deux détenus en de parfaits peintres en bâtiment ! Pots de peinture et pinceaux à la main suffiront à parfaire leurs personnages pour leur permettre de sortir des murs de la prison.

Mais si le vêtement constitue l’outil de leur évasion, il va également se révéler l’objet de leur perte. Subtilisant les uniformes de deux chefs de la police française pour se tirer une nouvelle fois d’affaire, Laurel et Hardy se retrouvent pris à leur propre piège, atterrissant au beau milieu d’une réception officielle un poil guindée. Maladroits voire carrément goujats, les deux compères redoublent d’inventivité en matière de gaffes et de faux-pas quel que soit le décor dans lequel ils évoluent, trahissant systématiquement leur inadaptation.

L’humour véhiculé par le célèbre duo passe par l’expressivité des visages et l’usage exagéré de mimiques et grimaces en tout genre. Les ressorts du cinéma burlesque (course-poursuite, chutes, quiproquos) sont également à l’œuvre tout au long du récit mais ici l’ingéniosité du gag repose définitivement sur le motif du vêtement et de sa réversibilité. Grâce à la magie du montage, Laurel et Hardy passent d’un costume à un autre et, de fait, jouent à se déguiser pour brouiller les pistes.

Malheureusement, costume de forçats ou costume trois pièces ne feront finalement pas tant de différence car, quoi qu’il en soit, Laurel et Hardy marcheront au pas.

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A partir de quel âge

Les Forçats du pinceau est accessible aux enfants dès 5 ans grâce au comique de situation intemporel et toujours savoureux.

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Les bonnes raisons de voir le film :

  1. Découvrir l’univers burlesque du célèbre duo Laurel et Hardy
  2. L’inventivité des gags
  3. Une bonne occasion pour ressortir la malle de déguisements
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Informations complémentaires

Le duo comique que composent Stan Laurel et Oliver Hardy se constitue en 1927 alors que le cinéma est encore muet et que chacun a déjà fait une carrière solo. Réunis par les Studios Hal Roch, puis la Metro Golwyn Mayer ou encore Universal, ils officient ensemble en tant qu’acteurs mais signent également le scénario et la mise en scène de certains courts métrages. Bien qu’ils soient déjà âgés d’une quarantaine d’années lors de la naissance de leur tandem, leur carrière commune compte plus d’une centaine de films qui traversera les époques, du cinéma muet au cinéma parlant.

Les Forçats du pinceau, réalisé en 1927, est une œuvre des débuts du cinéma qui popularise le duo et marque le point de départ d’une production prolifique. Contemporains de Buster Keaton et Charles Chaplin, Stan Laurel et Oliver Hardy demeurent des figures emblématiques du cinéma burlesque.

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  • Mots-clés

  • Absurde
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  • Burlesque

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